Copa, Copacabanaaa
Mercredi 23 septembre 2026
Aujourd’hui, on prend le bus de Puno à Copacabana, pas à Rio mais en Bolivie ! Cette fois-ci on s’installe au devant du bus, ce qui est une très mauvaise idée vue leur conduite, j’ai eu quelques sueurs froides. Le bus nous dépose à la frontière, on fait tamponner nos passeports pour sortir du Pérou, puis on traverse un no man’s land à pied, pour de nouveau faire tamponner les passeports, mais cette fois-ci côté Bolivie. On repart pour quelques minutes de route jusqu’à Copacabana, où l’on rejoint notre hôtel pour y déposer nos affaires.



L’hôtel Diamante Andino est très coloré, tout comme la chambre et le balcon qui nous offre une vue splendide sur le lac Titicaca.






On part explorer la petite ville le long de la baie, et on monte au sommet du Cerro El Calvario (non sans difficulté, le chemin ne paraissait pas aussi pentu de loin) pour atteindre 4000 m d’altitude et avoir un panorama grandiose sur le lac.







On reste un moment à admirer la vue avant d’entamer la descente pour aller regarder le coucher de soleil depuis notre balcon.



La rencontre
Jeudi 24 septembre 2026
Première et dernière matinée à Copacabana, nous partons à 13h30 en bateau pour la Isla Del Sol, une île au cœur du lac Titicaca. Après 1h30 de navigation sur le pont du bateau, nous accostons au port de Yumani, l’une des trois communautés de l’île, au sud de l’île. Notre hôtel étant au plus haut, il faut gravir encore de nombreuses marches et des chemins pentus avec nos sacs à dos, le cardio a de nouveau bien travaillé !






Nous logeons à l’hôtel Quila Wasi, géré par Francisca, qui est aux petits soins avec nous. La chambre est très agréable et possède une vue magnifique sur le lac.



Il est temps d’explorer les environs. On passe dans une supérette et on rencontre une famille de deux français avec leur deux petites filles qui sont eux aussi en tour du monde, ce sont « les Goef Trotteurs ». On sympathise très vite et on part ensemble au mirador Palla Khasa. Sur le chemin, on croise des chatons et des ânes, qui sont les habitants principaux de cette île. Après cette balade énergique, on prolonge la soirée ensemble autour d’une bière locale, la Paceña, et d’un dîner face au coucher de soleil.













La grande marche
Vendredi 25 septembre 2026
Francisca nous a préparé un très bon petit déjeuner, des petits pains frais, du beurre, de la confiture, un café et un grand verre de jus d’oranges maison.
À 10h00 il est temps de partir vers le nord de l’île, par le sentier des crêtes. Nous sommes seuls sur le sentier, et croisons seulement quelques habitants de l’île qui font payer un droit de passage lorsque l’on change de communauté (c’était un peu Vinci Autoroute, mais en plus local).














Au bout de 3 heures de marche, on arrive sur plusieurs sites incas à visiter. La Isla del Sol est un haut lieu inca : c’est d’ici que les premiers incas, Manco Capac et Mama Ocllo, auraient surgi du lac pour fonder la cité de Cusco. Un guide, Calixto, nous propose ses services qu’on accepte.
Il nous fait visiter trois sites en nous apportant plein d’informations. La Roca Sagrada (la roche sacrée) d’où aurait surgi le dieu-soleil et dans laquelle on peut observer un visage et un condor ; c’est l’un des lieux les plus sacrés de la mythologie inca. La mesa ceremonial, table cérémonielle sur laquelle étaient réalisées des sacrifices de lamas. La Chinkana, un ancien sanctuaire inca qui abritait les Vierges du Soleil, qui rendaient hommage au dieu-soleil Inti.







Il nous propose également de participer à un rituel d’offrandes et de purification en l’honneur de la Pachamama. Calixto nous donne de l’eau de la fontaine de jouvence et on se laisse porter par ses incantations. C’est un moment particulier qu’on a beaucoup apprécié.
Une demi-heure plus tard, on arrive au village de Challa Pampa, la communauté du nord de l’île. On mange un bon sandwich avant de rentrer vers le sud avant le coucher du soleil, après de nouveau 3 bonnes heures de marche (on s’est peut-être trompé de chemin ce qui nous a fait faire demi-tour, non sans une pointe d’énervement). On aura appris quelque chose : les boliviens sont toujours prêts à vous aiguiller pour trouver votre chemin, mais il ne faut jamais leur faire confiance sur les temps de trajets. 1h30 boliviennes valent 3h françaises.









Après cette grande randonnée, Francisca nous avait conseillé de dîner au restaurant Las Velas où, comme son nom l’indique, on mange à la bougie (velas signifiant bougies en espagnol). On y mange une très bonne pizza et on y recroise les Geof Trotteurs avec qui on discute un moment.
En repartant, le chef du restaurant nous montre très gentiment la constellation du scorpion, mais aussi Mars et Vénus, que je n’ai jamais vues autant briller !

Une nuit de plus
Samedi 26 septembre 2026
C’est le jour du départ, on est censé retourner sur le continent, à Copacabana, pour y passer une dernière nuit avant le départ pour La Paz. Mais cette île est tellement belle, calme et reposante qu’on décide d’y rester une nuit de plus ! Une fois le petit déjeuner pris et l’accord de Francisca, on part se promener vers le Temple du Soleil, côté sud. Sur la route, on recroise Thibaut et Sébastien, deux français avec qui on avait fait connaissance lors de l’excursion à Palcoyo. Ils ne restent qu’une journée sur l’île, alors chacun reprend son chemin jusqu’à la prochaine fois.










Quel que soit l’endroit où l’on se promène, la vue est magnifique. Le lac est d’un bleu parfois profond, parfois turquoise. On y croise des animaux à chaque virage : ânes, moutons, chats, chiens, poules, cochons, alpagas et même des vaches noires qui s’abreuvent dans le lac. Les habitants sont très accueillants et n’hésitent pas à nous guider quand on leur demande. Cette balade était moins longue que la veille mais physique tout de même, alors on s’installe dans un restaurant où je mange un repas d’enfant : croque-monsieur et banana split, un rêve.
L’après-midi est destinée à la sieste, à l’écriture et au repos avant de ressortir dîner, pour une énième pizza (j’ai mangé une pizza hawaïenne – un régal – mais les lointains gènes italiens d’Achille ont resurgi et il n’a pas du tout cautionné).

La croisière ne s’amuse pas
Dimanche 27 septembre 2026
Le vent s’est levé hier soir, on s’inquiète pour prendre le bateau ce matin mais il est bien prévu à 10h30. On se rend compte avec d’autres personnes qu’on est très nombreux à attendre pour monter sur ce petit bateau… En effet, la cabine était pleine, des gens étaient debout à l’intérieur en plus des places assises, et nous étions installés sur le pont du bateau où nous étions très serrés.
Le capitaine semblait très serein et nous donne quelques gilets de sauvetage (5 pour 15 personnes, au cas où). J’ai cru qu’on allait chavirer je ne sais combien de fois. En sortant du port, le vent soufflait et il y avait pas mal de vagues, le bateau tanguait beaucoup mais ça s’est finalement calmé après quelques minutes (j’étais grandement soulagée, heureusement j’avais un gilet de sauvetage – tant pis pour les autres).
En arrivant à Copacabana, on déjeune sur le pouce avant de prendre le bus direction La Paz. Au bout d’une heure de trajet, tout le monde doit descendre du bus pour traverser le détroit de Tiquina, qui sépare le grand Lac Titicaca du petit lac. On se retrouve de nouveau sur un petit bateau qui tangue beaucoup à cause du vent et du courant (comme si j’en avais pas eu assez le matin). Heureusement, la traversée se fait en quelques minutes avec les autres passagers. Le bus quant à lui, traverse sur une grande plate-forme, c’est surprenant (on a préféré garder nos sacs avec nous, au cas où).


Après ces aventures maritimes, nous reprenons le bus direction La Paz !
À suivre !
Prenez la route avec nous
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