Dimanche 27 septembre 2026 – Jeudi 1er octobre 2026

Nous arrivons à la Paz, l’une des deux capitales de la Bolivie, en fin d’après-midi. Vous avez bien lu : la Bolivie possède bien deux capitales, La Paz et Sucre, en raison d’un accord politique entre les deux villes qui étaient rivales au moment de l’accession à l’indépendance du pays en 1825. Petit cours de droit constitutionnel : Sucre est la capitale historique et constitutionnelle, elle abrite le pouvoir judiciaire ; La Paz est la capitale administrative et politique, elle abrite le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif.

À notre arrivée en bus, par El Alto, ville jumelle de la Paz, la première chose qui nous marque est l’architecture. Comme au Pérou, les bâtiments sont en briques rouges et pas finis. Mais de manière régulière, les immeubles ultra modernes au style futuristes font leur apparition, qui ressemblent un peu au QG des Avengers ou à des Transformers.

On se croirait plutôt à Disneyland.

En sortant d’El Alto, la seconde chose qui nous frappe est le creux, profond, dans lequel seconde trouve La Paz. Elle a beau être la capitale la plus haute du monde (3650 mètres d’altitude), elle se trouve dans une cuvette encerclée de montagnes.

Je vous propose un roman-photos de notre découverte de La Paz et de ses alentours, pendant quelques jours.

Nous résidons dans le quartier branché de Sopocachi, entre petites maisons et immeubles d’habitation colorés.
La ville est tellement en dénivelée qu’il a été impossible et trop coûteux de construire un métro. Ici, le moyen de transport privilégié est le téléphérique !
Une architecture unique… je me régale !
Mardi matin, le moment est venu de tester ce fameux téléphérique et de partir à la découverte de la ville !
Downtown La Paz, le quartier aisé avec ses administrations, palaces, bureaux…
On se rend au célèbre « Mercado de las Brujas », le marché des sorcières de la Paz, où l’on trouve tout un tas d’ingrédients plus étranges les uns que les autres, liés à la sorcellerie et folklore Aymara.
Lieu macabre, il est connu pour la vente de fœtus ou de bébé lamas séchés, vendus pour être enfouis lors de la construction d’une nouvelle maison pour avoir la bénédiction de la Pachamama (la mère terre).
Nous sommes également revenus le lendemain, mercredi, et on avait pris davantage le temps d’explorer les boutiques.
L’Eglise Saint François, devant laquelle on mange deux empanadas achetés dans la rue (j’aime le risque).
On rejoint la place Murillo, le cœur politique de la ville où se trouve le Parlement (à gauche sur l’image), et le palais présidentiel (à droite).
Attirés par un attroupement devant le palais présidentiel, on se retrouve nez à nez avec Rodrigo Paz Pereira, le président de la Bolivie lui-même, qui donne une conférence de presse ! Quel accueil nous est réservé !
J’ai donc eu droit à ma petite photo avec le boss. Juste après, le vice-président et sa femme sont arrivés !
On poursuit notre balade dans le cœur politique de la ville, à l’architecture éclectique.
Un pays indépendant mais marqué par une autre forme de colonisation ! Je rappelle que l’eau courante n’est pas potable, mais que l’eau en bouteille est vendue quasiment exclusivement par… Coca-Cola !
Le lendemain, mercredi, on se lance à la conquête de la « Valle de la Luna ».
On rejoint ce site naturel en Uber, en 20 minutes de trajet depuis l’appartement (45 bolivianos le trajet = 3€24 !).
Le paysage est impressionnant, constitué de cheminées de sable solidifié et de galets. Quelques plantes ont réussis à s’installer, mais elles sont rares.
Il y a plusieurs millions d’années, ce lieu était à la confluence de plusieurs rivières en provenance des Andes. Ici, les eaux chargées en minéraux et roches se rencontraient et s’accumulaient. Cela a formé une épaisse couche de sable, d’argile et de galets.
Les Andes sont aussi un des endroits de la planète où la tectonique des plaques (les tremblements de terres) est la plus forte. Avec le temps, et les mouvements de plaques, ce bassin s’est soulevé et asséché. Nous ne sommes donc plus au fond d’une rivière mais en haut d’une montagne, à presque 4000 mètres d’altitude !
Parfois, des rochers ou des galets trônent en haut des cheminées. Peut être que si vous revenez dans quelques siècles, l’eau et le vent auront fait leur travail et ces rochers seront tombés, et ces paysages très différents !
Un dernier fait marquant : si ce parc est accessible pour une randonnée à pieds, on s’est aussi rendus compte que toute la ville était construite sur ce sol argileux et sédimentaire. En fait, La Paz est au fond de cette vallée qui, avec le temps et l’érosion, changera complètement de visage.
…et en survolant la ville, on se rend bien compte que la Valle de la Luna est omniprésente…
De retour dans le centre ville, on fait une halte pour déjeuner. Les sud-américains nous apprenant la patience : nous étions quasi-seuls dans le restaurant, et pourtant nous avons attendu… longtemps !
On croise des bus étonnants !
On aime cette ville déroutante, mais après une grosse journée, nous sommes contents de retrouver le calme et le confort de notre appartement avec une vue imprenable sur l’Illimani enneigé (6438m d’altitude).
Le lendemain, mercredi, c’est le jour du départ. Dernier tour de téléphérique avec nos sacs sur le dos !
Après un bon déjeuner, nous attendons notre bus de nuit (oui, finalement on en a repris un…), qui nous mènera à Sucre, l’autre capitale de la Bolivie.

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